par Martine L.



Une amie m’a appelée dimanche pour m’annoncer une bonne nouvelle : la voici grand-mère d’un petit garçon né dans la nuit de samedi à dimanche (16-17 mai 2020). C’est le troisième enfant de sa fille Annette.

Cette amie, appelée par les futurs parents dimanche vers minuit est arrivée dare-dare pour garder les deux autres enfants qui dormaient. Voyant que sa fille avait des contractions rapprochées, elle insista pour les emmener en voiture à la maternité. Non, répondirent Annette et son mari, « c’est une tradition, nous allons toujours à la maternité à pied. »

Les voici partis pour un petit kilomètre de marche dans la nuit. 

Au milieu du trajet, Annette sentit qu’elle était sur le point d’accoucher sur un trottoir parisien !

Ni une, ni deux, Marc avisa une voiture arrêtée à un feu rouge. Il ouvrit la porte et dit au conducteur « Vite, vite, ma femme est en train d’accoucher, emmenez-nous à la maternité, s’il vous plaît ! » 

Annette s’allongea sur la banquette arrière, Marc guida le conducteur et ils arrivèrent à la maternité quelques minutes plus tard. Le petitou vint au monde peu après dans une belle émotion enrobée de tout le protocole coronavirussien en vigueur.

On lui racontera, quand il sera plus grand, qu’il est né dans une période très particulière, mai 2020, marquée par le coronavirus dit Covid 19, on lui expliquera les masques et le confinement et les diverses précautions sanitaires - légitimes.

On lui racontera son épopée, qu’il est né à la maternité et non dans la rue grâce à un conducteur qui, dans l’urgence, n’a pas pensé distanciation et confinement.

Cet homme restera anonyme car, vu la situation, personne n’a pensé à s’échanger son numéro de téléphone ! Cet homme ne saura pas qu’un petit garçon est né et « que la mère et l’enfant se portent bien ».

Mon amie attend qu’ils sortent de la maternité pour faire connaissance de ce petit aventurier des temps modernes. Bienvenue à lui !

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